ACTIVITÉ PHYSIQUE ET INTENSITÉ - ETUDE SURPOIDS OBÉSITÉ

Dernière mise à jour : 28 janv.

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Introduction

L'obésité constitue un problème de santé publique de plus en plus important. Ainsi, la prévalence de l'excès de poids chez les adultes en France, 54 % des hommes et 44 % des femmes sont en surpoids ou obèses (IMC ≥25).

Parmi eux : 17 % des adultes (10 millions de personnes) souffrent d'obésité,

37 % sont en surpoids, les hommes l'étant un peu plus fréquemment que les femmes. En dépit de ces chiffres inquiétants, les possibilités thérapeutiques existantes pour faire face à ce problème

Contexte

En France, 17 % de la population adulte est obèse, ce qui représente plus de 8 millions de personnes. Maladie chronique évolutive allant de l’obésité simple à l’obésité sévère et/ou complexe, elle est un facteur de risque majeur pour les pathologies les plus fréquentes (maladies cardio-vasculaires, diabète de type 2, etc.). Les conséquences psychologiques et sociales, comme la mésestime de soi, la dépression, la stigmatisation, sont conséquentes et délétères.

On constate quatre tendances fortes, propres à la France, qui persistent en dépit des efforts engagés par les pouvoirs publics depuis plusieurs années :

L’augmentation de la proportion des personnes évoluant vers une obésité très sévère, qui correspond à un indice de masse corporelle IMC > 40 kg/m². En 2016, 2 % des femmes (1,3 % en 2006) relevaient de l’obésité sévère et 1 % des hommes (0,7 % en 2006), soit plus de 500.000 personnes adultes

La persistance d’inégalités sociales fortes : ainsi, dès l’âge de six ans, les enfants d’ouvriers sont 4 fois plus touchés par l’obésité que les enfants de cadres : 16 % sont en surcharge pondérale et 6 % sont obèses contre respectivement 7 % et 1% chez les enfants de cadres

La part plus élevée en outre-mer que dans l’hexagone de la population obèse et souffrant de pathologies associées. En Guadeloupe et en Martinique, l’obésité touche respectivement 23 % et 28 % des adultes contre 17 % dans l’hexagone

L’augmentation du recours à la chirurgie de l’obésité, 4,5 fois plus en 10 ans : 68.000 personnes ont été opérées en 2017 alors qu’elles étaient 15.000 en 2006. Or, les techniques chirurgicales ne doivent concerner que des obésités sévères réunissant un ensemble de conditions et n’est à envisager chez les mineurs que dans des situations exceptionnelles. Le suivi doit être resserré et nécessite un accompagnement de long terme

Le risque d’obésité des personnes avec une déficience intellectuelle est supérieur à celui de la population générale. La prévalence est doublée (environ 30 % de la population enfants avec une déficience intellectuelle) et les chiffres sont encore plus hauts lorsqu’il existe des signes du spectre autistique (50 % de la population). L’obésité représente un double handicap pour ces personnes déjà fragilisées et peut être un facteur d’exclusion. Les déterminants sont multiples avec une forte intrication entre eux et l’environnement.

On tend actuellement à attribuer cette augmentation de la prévalence de l'excès de poids et de l'obésité en grande partie à des facteurs environnementaux. En admettant que la prise de poids résulte d'un déséquilibre entre les apports caloriques d'une part et la dépense énergétique d'autre part, on ne peut guère envisager que la réduction des premiers et l'augmentation de la seconde pour prévenir ou traiter l'excès pondéral.

Diverses méthodes existent actuellement pour réduire l'apport calorique. Ainsi, aussi bien les diètes hypocaloriques que certains moyens pharmaceutiques et chirurgicaux censés réduire l'absorption des aliments ont prouvé leur efficacité.

En revanche, le rôle de l'augmentation de la dépense énergétique par l'activité physique dans le traitement de l'obésité constitue encore un large domaine de controverse.

Nous présenterons ici quelques concepts récents ayant trait au rôle du sport dans le traitement de l'obésité. Après avoir défini la notion de dépense énergétique, nous décrirons les substrats et les stocks énergétiques dont l'être humain dispose lors de l'exercice. Puis, nous nous pencherons sur le rôle actuellement attribué à l'exercice physique dans les variations du poids corporel, ainsi que dans la prévention de l'obésité. Enfin, nous nous focaliserons sur l'importance de l'intensité de l'activité physique à très hautes intensités (H.I.IT).

Définitions

Avant tout, la signification de certains termes doit être clairement précisée. Pour ce faire, nous nous référons aux définitions telles qu'elles ont été publiées par l'US Department of Health and Human Services (2), et qui sont répertoriées dans le tableau 1.1.

Tableau 1.1 : Définitions

Activité physique Mouvement corporel produit par la contraction de muscles squelettiques et qui accroît de façon notoire la dépense énergétique.

Exercice Mouvement corporel planifié, structuré et répétitif effectué afin d'améliorer ou de maintenir un ou plusieurs composants de la santé physique.

Santé physique Ensemble d'attributs que l'être humain possède ou acquiert et qui se rapportent à la capacité d'accomplir une activité physique.

Entraînement de résistance Entraînement conçu pour augmenter la force, la puissance et l'endurance musculaire

Entraînement en aérobie Entraînement qui améliore l'efficacité des systèmes aérobies producteurs d'énergie et qui peut améliorer l'endurance cardio-respiratoire.

Endurance cardio-respiratoire Composant de la santé qui se rapporte à la capacité des systèmes circulatoire et respiratoire de pourvoir de l'oxygène lors d'une activité physique soutenue.

Fréquence cardiaque maximale La plus haute fréquence cardiaque atteignable durant un effort maximal, menant jusqu'à l'épuisement.

Réserve de fréquence cardiaque Différence entre la fréquence cardiaque maximale et la fréquence cardiaque de repos.

Consommation maximale d'oxygène : V02 max Capacité maximale de consommation d'oxygène par le corps durant un effort maximal. Synonymes : puissance aérobie (aérobic force), capacité d'endurance respiratoire (cardiorespiratoire- endurance capacité).